La défense des plages et de leurs arrières

En décembre 1943, le maréchal Erwin Rommel se voit confier par Hitler une mission d’inspection du Mur de l’Atlantique. En janvier 1944, il est nommé au commandement du groupe d’armées « B », chargé de la défense des côtes du nord-ouest de l’Europe, de la Loire au Pays-Bas ; c’est à dire le secteur le plus directement menacé par l’invasion alliée.

Pour lui, la bataille décisive aura lieu sur les plages. Dès lors, avec son énergie coutumière, Rommel multiplie les efforts pour combler les lacunes et les insuffisances qu’il a pu déceler et donne un second souffle à la construction du Mur de l’Atlantique. Il ordonne la mise sous casemates des batteries d’artillerie, multiplie les ouvrages de défense rapprochée du littoral, hérisse les plages d’obstacles destinés à bloquer et détruire les barges d’assaut, truffe les dunes de mines, sans oublier de mettre en défense l’arrière-pays pour contrer l’assaut des troupes aéroportées